Accueil
  • Permanences
  • Barême des offrandes
  • Paroisse
    • les directs
    • Annonces de la semaine
    • paroisse
    • Prêtres
    • Demande messe
    • Agenda général, messes, concerts...
    • Photos évènements paroisse
    • Notre Père
    • Equipe pastorale
    • Conseil économique
    • Les communautés religieuses
    • le denier de l'église
  • Activités Pastorales
    • sem
    • Catéchèse
    • Obsèques
    • Lectio Divina
    • Secours Catholique
    • Parcours Alpha
    • Mouvement des retraités MCR
    • Mission de la mer
    • La Bible
    • MEJ
  • Messes semaine
  • Agenda
  • Sacrements
    • Baptême
    • Confirmation
    • Eucharistie
    • Réconciliation
    • Sacrement des malades
    • Mariage
    • Ordination
  • Eglises - Chapelles
    • Histoire et Patrimoine
    • Combrit Ste Marine
    • île Tudy
    • Le Guilvinec
    • Loctudy
    • Penmarc'h St Guénolé Kérity
    • Plobannalec
    • Lesconil
    • 100ans d'une paroisse
    • Plomeur
    • Ploneour-Lanvern
    • Pont-l'abbé
    • St Jean Trolimon
    • Treffiagat Léchiagat
    • Tréguennec
    • Tréméoc
  • Concerts Expo
    • Agenda général
    • Les concerts et expositions
    • Amis de l'orgue Pont-l'abbé
    • Demande de concerts
    • Amis de l'orgue Loctudy
  • Téléchargements
  • Contact

Les églises de la paroisse N-D de la Joie en Pays Bigouden 

PLOBANNALEC

L'église de PLOBANNALEC  -   LES VITRAUX 

 LES  VITRAUX DE L’EGLISE DE PLOBANNALEC

 A voir aussi  Pierres et paysages:  Site sur le patrimoine de Plobannalec-Lesconil

 

L’initiateur et le coordonnateur en est l’abbé Christophe Jézégou (chanoine en 1938),  recteur de Plobannalec de 1907 à 1946. Ce fut par ailleurs un auteur breton prolifique dont l’œuvre la plus connue est son recueil de contes :  "e korn an oaled " (au coin de l’âtre).

 

Les maîtres-verriers.

Il s’agit de G.-P. DAGRAND de Bordeaux, auteur de nombreux vitraux patriotiques et surtout d’A. LAVERGNE de Paris, issu d’une lignée de maîtres-verriers.

 

Les dates et les donateurs.

La première commande, inaugurée en mai 1921, est un hommage aux morts de la guerre. Puis vient en 1923 le vitrail concernant  l’agrandissement de la chapelle seigneuriale devenue église paroissiale. Il a été offert par l’abbé Guirriec, à l’époque recteur de Plozévet et dont la famille vit à Plobannalec. Fin 1927, compte tenu de la bonne récolte de l’année, un des paroissiens suggère au recteur d’organiser une quête pour continuer la mise en place des vitraux. 210 familles ont répondu, riches ou pauvres, chacun donnant selon ses moyens. Le recteur promet à ceux dont l’offrande atteint au moins 2000 francs d’inscrire leur nom au bas des vitraux.

La réalisation se fait par étapes successives :

  • De 1928 à 1931 : les vitraux du chœur, des chapelles latérales accolées au chœur et du bas-côté sud.
  • De 1931 à l’été 1933 : les vitraux placés  de part et d’autre de la porte d’entrée de la façade occidentale.
  • 1933 : tout le bas-côté nord.

Enfin en 1938, c’est la pose, dans le bras du transept nord, des mystères du rosaire, don provenant essentiellement des prêtres originaires de la paroisse.

Les thèmes représentés

 

  • Les bases de la foi chrétienne : la Trinité, la vie de Jésus de sa naissance à sa mort, Marie.
  • Les dévotions particulièrement en usage au XIXème et au début du XXème siècle : la Sainte Famille, le Sacré-Cœur, le Rosaire, le saint patron (ici ceux des principaux donateurs), le culte des morts.
  • L’histoire vraie ou légendaire des Bretons : l’envoi en mission de Tudy et Corentin, le roi Gradlon qui appelle Alour pour devenir évêque de Quimper.
  • L’histoire locale : l’agrandissement de l’ancienne église de Plobannalec, une assemblée dominicale à Plonivel sous la Révolution.
  • L'hommage aux morts de la première guerre mondiale.

PRÉSENTATION DE CHACUN DES VITRAUX

 

Les formules sont quasiment toutes écrites en latin ou en breton. Elles sont reprises ici dans leur traduction française.

LE CHOEUR

 

  • En haut, dans les médaillons : la Trinité. Dieu le Père porte la tiare et le globe, symboles de son pouvoir.
  • A sa gauche, son Fils Jésus, sous la forme d'un agneau. « Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde ».
  • A droite, la colombe représentant l'Esprit Saint.
  • Lancettes de droite : l'Annonciation et la Nativité.En bas, l'ange montre le ciel d'où vient l'Esprit qui descend sur Marie. « Salut, pleine de grâce ; le Seigneur est avec toi ». Au-dessus, la Nativité et les bergers. « l'Esprit-Saint viendra sur Toi ».
  • Lancettes de gauche : la Passion et la mort de Jésus. La rencontre entre Marie et Jésus qui porte sa croix, illustrée par les paroles du vieillard Siméon : «  Un glaive transpercera ton âme ». (Luc 2,35). Ce thème est rarement représenté.     Au-dessus, la piéta : Marie reçoit le corps de son Fils qu'on vient de descendre de la croix. « Voici l'Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde.»
  • Lancettes du milieu : la dormition de Marie et son couronnement par son Fils. Derrière le corps de Marie sont accrochés les instruments de la Passion : le voile de la Sainte Face, les clous, la couronne d'épines, la lance. «Réveille-toi, ô toi qui dors et le Christ t'illuminera ». (Ep 5,14) Au-dessus, le couronnement de Marie par Jésus. « Viens mon épouse, tu seras couronnée. » (cantique des cantiques, ch.4)

  

CHAPELLE DE GAUCHE

 

En haut, dans le médaillon : le blason de la famille Janvier de la Motte.

En dessous, l'apparition du Sacré-Coeur de Jésus à sainte Marguerite-Marie Alacoque en 1673 à Paray-le-Monial.      

« Voici ce cœur qui a tant aimé les hommes. »

  

 

CHAPELLE DE DROITE

 

En haut : les blasons de la famille Janvier de la Motte (à gauche) et de son gendre Henri Gratereau de Négraval (à droite), donateurs habitant le manoir de Kerlut. En dessous : la Sainte Famille. Scène étonnante que celle de Jésus fabriquant une croix près de Joseph, tandis que Marie file sa quenouille.

 

 

TRANSEPT, CÔTE SUD :

 

 Vitrail en hommage aux morts de la guerre

 

Il a été réalisé et  inauguré le 28 mai 1921 par l’entreprise familiale Dagrant de Bordeaux d’après les cartons préparés par François-Maurice Roganeau (1883-1973), grand prix de Rome en 1906.

 

  • Les trois lancettes.

En bas, la France meurtrie par la guerre. Un soldat mort, en uniforme bleu horizon, est veillé par ses parents en costume d'époque (1920) : coiffe de deuil, gilet bigouden. A côté, une religieuse de la congrégation des Filles du Saint-Esprit  présente dans la paroisse depuis 1862. Debout en arrière, les représentants de la société : un prêtre portant la chasuble (l'abbé Jézégou lui-même) et en arrière le père de la victoire, Clémenceau (au crâne dégarni). En face, d'autres responsables parmi lesquels on reconnaît un militaire. Marianne porte le drapeau tricolore et est elle-même drapée aux couleurs de la République. En arrière-plan sur fond bleu-vert, les ruines d'une cathédrale en feu (Reims) symbolisant la fureur des combats et l'immensité des dommages matériels. Au-dessus, l'immense portrait du Sacré-Coeur de Jésus vers lequel se tournent les grandes figures de saints de la France pour invoquer la paix.      

A droite, ceux qui ont sauvé le pays (sainte Jeanne d'Arc, sainte Geneviève) ou contribué à sa christianisation (saint Rémy avec sa mitre). A gauche, saint Louis, le curé d'Ars (de profil) et l'archange saint Michel habillé en chevalier du Moyen-Age.

  • La rosace supérieure. Les armes représentent les différentes unités de combat qui ont contribué à la victoire finale : 
  • infanterie, artillerie, marine, cavalerie, aviation. Au centre, la colombe de la paix portant dans son bec un rameau d'olivier.

BAS-CÔTE SUD :

 

Les trois premiers vitraux présentent des sujets disparates mettant en avant le saint patron du donateur principal ou de sa femme et traitant souvent du thème de la mort.


 

  •  La construction de l'ancienne église Saint-Alour près du manoir du seigneur de Kerlaouenan.

Cela aurait entraîné le déplacement du bourg, du hameau de Saint-Alour vers l'emplacement actuel. Beaucoup d’arguments penchent en faveur de cette hypothèse. Les costumes font penser aux dessins de Lalaisse des années 1840.

Dans le médaillon, la mort de saint Joseph, saint patron du donateur.

 

 

  • La mort de saint Louis (dans les lancettes) et celle de Jeanne d'Arc (dans le médaillon).

 

  • Les donateurs s’appellent ici Louis et Marie-Jeanne. Le cadre de l'événement - la mort de saint Louis à Tunis en 1280 - est bien suggéré : la baie de Tunis, les murailles, l'arc outrepassé employé dans l'art arabo-musulman, la présence de dômes et d'un minaret.

 

  • Dans le médaillon, c’est l'image traditionnelle de la mort de Jeanne d'Arc sur le bûcher en 1431.


 

  • L'envoi en mission de saint Alor et de saint Tudy par saint Guénolé, abbé de Landévennec.

 

  • Que ces 3 saints bretons ne soient pas contemporains ne trouble pas le concepteur de ce vitrail. Il préfère insister sur le vieux passé breton, plus spécialement ici les débuts de la christianisation et le parallèle à établir avec l'élan missionnaire du XIXème et début du XXème siècle. La présence d'un dolmen en arrière de saint Alour n'est pas sans rappeler l'existence de nombreux mégalithes sur le territoire de la paroisse. En médaillon, l'apparition de Marie à Bernadette, à Lourdes. Marie, c’est le prénom de l'épouse défunte du donateur principal. 

  

 

  • Une assemblée dominicale présidée par le sacristain à Plonivel pendant la Révolution.

C'est un fait historique des débuts du Directoire. Le commentaire en breton a besoin d'être rectifié. Il n'y avait qu'un seul prêtre à Plonivel : le recteur Besnier. Celui-ci logeait clandestinement chez de nombreuses personnes et pas simplement à Kerfeunteunig. Les lieux représentés ressemblent à l'intérieur de la chapelle de Plonivel sans en être une copie exacte. Par contre, une bigoudène aurait du mal à reconnaître les particularités de sa coiffe !        

 

 

  •  En médaillon, saint Brieuc en évêque, tenant une maquette d'église dans les bras.

 

 FACADE OCCIDENTALE :

 

  • Côté sud. Saint Alain, prédicateur dominicain du XVème siècle, qui a rétabli le culte du rosaire ; saint Sébastien soldat romain transpercé de flèches plutôt que d'abjurer sa foi. Ce sont les prénoms des deux frères prêtres Le Breton : Alain, recteur de Saint-Jean Trolimon et Sébastien, missionnaire devenu évêque de Tamatave en 1939. A vrai dire les vrais donateurs sont leurs parents prénommés Sébastien et Anna, ce qui explique la présence de sa sainte patronne dans le médaillon. On y voit sainte Anne et sa fille Marie. « Un rameau sortira de la souche de Jessé. » (Isaïe 11,1-2)

Côté nord :

 

le baptême de Jésus dans le Jourdain par Jean-Baptiste.
 Jean est habillé d'une peau de bête recouverte d'une cape. « Voici l'agneau de Dieu. » Au-dessus de lui, une colombe symbolisant l'Esprit, comme le rapportent les évangélistes. Avec Dieu le Père dans le médaillon, voici une nouvelle représentation de la Trinité.

  • Bas-côté nord. L'unité de cet ensemble est évidente.
  •  Médaillons. Chaque médaillon est  consacré à un évangéliste reconnaissable par la figure symbolique attachée à son nom ainsi qu'un extrait de son évangile.
  • Matthieu : l'enfant ailé. « Quiconque s'abaissera sera élevé. » (Mt 23,12
  • Marc : le lion. « Allez par le monde entier proclamer l' Evangile à toutes les créatures. » (Mc 16,15)
  • Luc : le taureau. « D'autre [semence] tomba dans la bonne terre et il a produit du fruit au centuple. » (Lc 8,8)
  • Jean : l'aigle. « Je suis la Résurrection et la Vie. » (Jn 11,25)

 

  • Lancettes.

Quatre vitraux successifs évoquent quelques épisodes de la vie de saint Alour, patron de la paroisse  mais aussi de celles de Tréméoc et Tréguennec en Pays bigouden ainsi que d’Ergué-Armel. D’après la tradition, c'est là que, devenu évêque de Quimper, il se retirait non loin de sa ville épiscopale.                                                                

Etait-il ce qu'on appellerait aujourd'hui un « bigouden » ?

 

  • Alor, moine ermite, évangélise la population de Plobannalec. Le cadre est très boisé. Cela est à mettre en relation avec la présence au premier plan d'un paysan muni de sa hache. Près d'Alour, sa demeure de forme circulaire et sa chapelle dont on voit la façade triangulaire. Ces deux bâtisses se retrouvent dans les vitraux suivants. 

 

 

  • Le roi Gradlon vient prier saint Alour de devenir évêque de Quimper.
  • Ici les soldats sont présentés comme des chevaliers du XIIème et XIIIème siècle. La fonction d'évêque est symbolisée par la crosse et la mitre qu'apporte l'entourage de Gradlon. Le parallèle est frappant avec saint Corentin, premier évêque de Quimper et patron de la cathédrale.

 

  • Alor meurt dans son ermitage d' Ergué-Armel, veillé par ses frères moines et la population. Il est exposé allongé sur une table, comme cela se pratiquait encore à l'époque de la réalisation du vitrail.

 

  • La charrette se brise au moment où on pense porter son corps à Quimper.

Cet accident est interprété comme un signe venu du ciel, pour dire qu'il faut le laisser sur place, à Ergué-Armel C'est ce que symbolise la présence de l'ange qui montre l'endroit où il doit être enterré.

 

Transept, côté nord :

Ce dernier vitrail a été installé en juillet 1938, à la veille de la nomination de l’abbé Jézégou comme chanoine ainsi que de  la première messe de deux enfants de la paroisse : les abbés Pierre Cariou et Louis Tirilly. Les donateurs en sont essentiellement les autres prêtres originaires de la paroisse. Il s'agit d'un vrai rosaire canonique respectant la totalité des scènes prévues et leur ordre : mystères joyeux, douloureux et glorieux.

Nous savons que Jean-Paul II y a ajouté les mystères lumineux. Tout autour, une succession de roses, une manière de rappeler que c'est l'origine du mot rosaire. Au sommet, des étoiles comme dans l'hymne Ave maris stella, Dei mater alma : « Salut étoile de la mer, Mère nourricière de Dieu ».  Dominant les 15 mystères du rosaire, la scène bien connue de la remise du rosaire à saint Dominique. Jésus, sur les genoux de Marie, tient dans la main un globe, symbole de son pouvoir. Sainte Catherine de Sienne, la plus célèbre des dominicaines, lui présente une couronne constituée d’épines !

  

Merci à Vincent Le FLOC'H  pour l'histoire de l'église de Plobannalec et de ses vitraux ainsi que l'histoire de la chapelle de Plonivel 

Merci à Jean-Paul LE GALL pour ses photos.

Auteur-photographe passionné par la nature et la faune sauvage , Jean-Paul LE GALL expose ses photos d’animaux prises en milieu naturel : « InstantsSauvages » et il souhaite partager ces moments qu’il a eu le plaisir de vivre et de capturer.

Il profite aussi de ses voyages pour ramener ses impressions qu’il expose : « le Japon de Tokyo à Kyoto »… « La Toscane, l’Andalousie, Paris… »

Il travaille sur plusieurs thèmes :

    - Le thème nature et sa dimension minimaliste et abstraite qui se révèle à qui sait la voir : « le monde des marais »

    - Le thème des « ports et arrière ports »

    - Le thème du patrimoine « mémoires de pierres et de paysages » pour et avec l’association  « lire à Plobannalec-Lesconil » 

    -  Le thème des orgues en Bretagne : « les Dallam, une famille de facteurs anglais…en Bretagne » pour et avec l’association des amis de l’orgue de Loctudy.